Dans l'actualité

La vie consacrée... avec le Christ, une traversée du...

L'incessante quête de Dieu qui caractérise la vie consacrée, quête personnelle et en Eglise, indissociablement par le service et la...

Retour

2 février : Retour aux sources !

 
flamme
Chandeleur, Présentation au Temple, Fête de la vie consacrée, Hypapante... Mais que fête-t-on au juste le 2 février ?

Au 4e siècle à Jérusalem, le 40e jour après l'Epiphanie (2 février) est célébré en grande pompe, comme pour Pâques. Puis, lorsque la fête de la Nativité se fixe au 25 décembre, le 2 février devient dans tout l'Orient la fête de la Rencontre (Hypapante) : rencontre du Seigneur Jésus avec Jérusalem et le Temple, préfiguration de la rencontre entre le Christ et l'Eglise.

Cette fête arrive en Occident au 7e siècle, où elle s'accompagne bientôt de processions avec des cierges allumés - d'où le terme Chandeleur. Au 9e siècle, la fête change de nom et d'optique : elle devient fête de la Purification de Marie... Et en 1969, la réforme liturgique la recentre sur Jésus en l'appelant 'Présentation du Seigneur au Temple'. Plus récemment, Jean-Paul II a fait de ce jour la fête de la vie consacrée.

Mais que dit vraiment le texte de l'évangile (Lc 2,22-40) ?

détail Vierge Lorsque les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, ils menèrent l'Enfant à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon qu'il est écrit dans la loi du Seigneur : Tout mâle premier-né sera regardé comme consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, ainsi qu'il est dit dans la loi du Seigneur, une paire de tourterelles ou deux petites colombes.

détail SiméonOr, il y avait à Jérusalem un homme nommé Siméon; c'était un homme juste et pieux, qui attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit Saint lui avait révélé qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint donc dans le temple, poussé par l'Esprit. Et comme ses parents amenaient l'enfant Jésus pour observer les coutumes légales à son égard, lui-même le reçut en ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole; car mes yeux ont vu le salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière qui doit éclairer les nations et gloire d'Israël, ton peuple. » Et son père et sa mère étaient dans l'étonnement pour les choses que l'on disait de lui. Et Siméon les bénit, et il dit à Marie, sa mère : « Voici qu'il est placé pour la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël, et pour être un signe en butte à la contradiction - et toi-même, un glaive transpercera ton âme - afin que soient révélées les pensées d'un grand nombre de coeurs. »

Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d'Aser; elle était fort avancée en âge, ayant vécu, depuis sa virginité, sept ans avec son mari, et veuve jusqu'à quatre-vingt-quatre ans. Elle ne quittait point le temple, servant Dieu nuit et jour par des jeûnes et des prières. Survenant à cette heure, elle se mit à louer Dieu et à parler de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu'ils eurent accompli tout ce qui était selon la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville. L'enfant croissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Présentation au Temple. G. Bellini

détail Vierge Le récit de Luc est construit comme une pièce de théâtre. Il pose d'abord le décor : les parents de Jésus viennent à Jérusalem pour accomplir la loi. Mais l'évangéliste mélange deux rites, l'offrande monétaire pour le rachat du premier-né (pas nécessairement 'présenté') et l'offrande animale pour la purification de la mère après l'accouchement (elle, par contre, devait se présenter au prêtre).

détail SiméonAlors que la petite famille arrive sur la scène, au Temple, Siméon, un juif pieux qui rappelle l'Ancien Testament, arrive également - rencontre providentielle. En prenant l'Enfant dans ses bras, il le désigne comme le Sauveur, salut personnifié, gloire pour Israël et lumière pour le monde entier. La prophétie de Siméon ne regarde pas que l'Enfant, qui sera un signe contredit et rejeté ; elle touche aussi sa mère, transpercée comme par un sabre par le destin de son Fils. L'importance que Luc accorde à Marie témoigne qu'il écrit pour des communautés chrétiennes où les femmes tenaient des postes clés. Enfin, un dernier personnage arrive, comme d'un pays lointain : la prophétesse Anne, de la tribu d'Aser, au Nord. Elle fait pendant à Siméon, et partage largement  la bonne nouvelle à ceux qui la côtoient : une libération par le Messie, et non par les armes.

Fin de l'acte : les parents de Jésus rentrent chez eux, sans que la rencontre avec le prêtre ait été mentionnée. L'accomplissement de la loi qui primait au début passe au second plan. L'important, c'est l'accomplissement des prophéties et la réalisation des promesses de salut en Jésus.

bougiesQue le Christ soit votre lumière, la grande rencontre qui donne sens et joie à la vie !

 

© 2009 Carmel du Havre - tous droits réservés - Crédits et Mentions légales